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SAS 167 – Polonium 210

Malko sentit son sang se figer dans ses veines. Il ne voyait plus que l’énorme fleur accrochée au revers du tailleur de la blonde. Elle se trouvait encore à trois mètres de lui. Si elle arrivait à un mètre et déclenchait son spray, il aspirerait le Polonium 210 et mourrait dans des souffrances atroces, quelques semaines plus tard. Il se leva brusquement, arrachant le Glock de sa ceinture et le braqua sur Valentina Starichnaya, et lança en russe: – Valentina! Nié Dvigatrés! Malko calcula qu’il avait encore vingt centimètres de marge. La Russe marqua un court temps d’arrêt, comme si elle obéissait à Malko, puis recommença à avancer.

SAS 160 – Aurore noire

Des coups retentirent soudain sur la tôle de la cabine et Malko entendit des vociférations venant du plateau. Omar se retourna et lança d’une voix affolée ‘Ils nous poursuivent’. Malko à son tour, regarda la piste derrière eux. Les deux “Technicals” fonçaient à leur poursuite, les canons de leurs ‘Douchkas’ braqués dans leur direction. Au même moment, des chocs sourds ébranlèrent la cabine et une partie du toit de tôle se déchiqueta sous l’impact des projectiles des mitraillettes lourdes. Aisha Mokhtar poussa un hurlement terrifié et le chauffeur écrasa l’accélérateur sans grand résultat. Les autres se rapprochaient et il restait encore une vingtaine de kilomètres avant Mogadiscio. Ils n’y arriveraient jamais Malko rentra la tête dans les épaules. La prochaine rafale risquait d’être la bonne.

SAS 158 – Tuez Iouchtchenko

Son pistolet équipé du silencieux au bout du bras, Stephan Oswacim, dissimulé derrière sa porte, faillit se faire surprendre, n’apercevant que de dos Malko Linge qui regagnait sa chambre. Il attendit quelques secondes et, poussant avec précaution un des battants de la porte, déboucha dans le couloir. Il aperçut alors l’occupant de la chambre 408, qui allait tourner ou coin du couloir. Stephan Oswacim se lança à sa poursuite à pas de loup, puis arrivé assez près s’arrêta, allongea le bras et bloqua sa respiration. Deux balles dans le dos de l’agent de la CIA, puis deux dans la tête et il pourrait enfin filer, l’âme en paix.      

SAS 155 Le jour de la Tcheka

Sergueï Tikov accéléra pour doubler la Mercedes et se rabattre ensuite en lui faisant une queue de poisson. Kosta La Trombe et Tsiros sauteraient alors à terre et arroseraient la Mercedes avec leurs armes automatiques. Liquidant son passager et le chauffeur. Pour plus de sécurité, Kostas avait emporté une grenade défensive qu’il balancerait à l’intérieur de la Mercedes. Malko se retourna et aperçut la voiture qui se rapprochait. La rue était vide, à l’exception des deux véhicules et il se dit que sa seconde hypothèse était la bonne. Le gros Piotr Gravilov l’avait attiré dans un piège et il allait mourir.

SAS 154 – Le Reseau Istanbul

L’inconnue avançait d’une démarche un peu raide, les traits figés. Malko remarqua l’épaisseur inhabituelle de sa taille et eut une telle poussée d’adrénaline qu’il crut que ses artères allaient exploser. Il avait devant lui une kamikaze. La main droite de la femme était enfouie dans son vêtement, comme si elle se tenait le ventre. Elle était maintenant très proche et il savait qu’au moment où elle actionnerait sa charge, tout être vivant serait déchiqueté dans un rayon de plusieurs mètres. Le cerveau paralysé, il n’arrivait pas à quitter des yeux la Mort qui venait droit sur lui.      

SAS 153 – Ramenez les vivants

Après le crash de leur avion dans la jungle, 3 agents de la CIA sont fait prisonniers par le FARC, la guerilla marxiste colombienne fianncée par le trafic de cocaïne. Quand un des chefs du FARC propose la vie des otages en échange de l’immunité, l’Agence monte une opération de secours pour récupérer les otages. Mais c’est un piège sanglant. En désespoir de cause, la CIA fait appel à Malko. Mais sa seule piste est celle du défecteur du FARC qui a déjà conduit à un premier désastre… Le renfort de Chris jones et Milton Brabeck, les barbouzes de la CIA, ne sera pas de trop de tenter de réussir cette mission impossible. 

SAS 152 – Pacte avec le diable

Dans un Belgrade rongé par la corruption et ravagé par les années de guerre, Milorad Lukovic, ancien commandant des bérets rouges, l’une des pires unités durant la guerre, coupable de nombreuses atrocités et recherché par le Tribunal Pénal International, est un homme traqué… mais insaisissable, car nombreux sont les nostalgiques de l’ancien système. Mais Lukovic est allé trop loin en commanditant l’assassinat du premier ministre serbe. Les Américains veulent sa tête. C’est pourquoi ils envoient sur place leur meilleur agent, Son Altesse Sérénissime, le Prince Malko Linge…

SAS 148 Bin Laden : la traque

A l’entrée du Pearl Continental, deux soldats du Frontier Corp firent signe à Malko de stopper pour inspecter le dessous de la Navigator, à l’aide d emiroirs fixés à de longs manches. La routine. Il s’apprêtait à redémarrer lorsqu’un choc contre s aportière le fit sursauter. Un des soldats, les yeux hors de la tête, braquait sa kalach sur la voiture en hurlant des choses incompréhensibles. Stupéfait, Malko baissa sa glace, et se pencha à l’extérieur.

SAS 147 La manip du «Karin A»

Malko sentit que le conducteur du fourgon braquait à gauche pour le pousser vers le ravin bordant l’autoroute. Il eut beau tourner son volant vers la droite de toutes ses forces, le fourgon était plus lourd que sa petite Kia. Le ravin se rapprochait inexorablement. Sa roue avant gauche rencontra le vide et la Kia bascula dans le ravin. Elle se renversa et dévala la pente raide, roulant comme un tonneau. La tête de Malko heurta le pavillon et il perdit connaissance. Sa dernière pensée fut, sentant une odeur d’essence, qu’il allait brûler vif.

SAS 146 Le sabre de Bin Laden

L’hôtesse fonça vers l’avant, laissant Malko devant la porte des toilettes. L’odeur de brûlé était toujours aussi forte. Soudain, une évidence s’imposa à lui. L’inconnu, enfermé dans le stoilettes, se préparait à commettre un attentat. Il ignorait comment, mais sa conviction était absolue : cet attentat était dirigé contre lui. Malko regarda la porte, se disant qu’il n’était qu’à quelques secondes de l’éternité. Il n’y a jamais de survivants quand un avion explose en plein vol.

SAS 145 – Le roi fou du népal

La lanceuse de couteaux tournait le dos à son compère et se trouvait face à Malko. il se demanda si elle allait jeter ses poignards par dessus son épaule. Soudain, les ongles de Guluth s’enfoncèrent dans son bras. La lanceuse masquée venait de prendre dans sa ceinture un de ses poignards. Elle le saisit par la pointe et, d’un élan de tout son corps, comme un lanceur de javelot, le lança en direction de Malko.

SAS 144 Li Sha Tin doit mourir

La jeune Chinoise jaillit de la CRV Honda, un fusil d’assaut “Armalite” au poing. Empêtré par Li Sha Tin, Malko ne put réagir. Comme dans un cauchemar, il vit Betty Hung épauler et viser, à moins de trois mètres. La détonation se confondit avec la violente douleur qu’il éprouva à la heuteur du coeur, en recevant le projectile. Il perdit connaissance instantanément et tout devint noir.

SAS 142 Tuez le pape

Malko balaya le bar du regard sans rien apercevoir de suspect. Jusqu’à ce qu’il baisse les yeux, découvrant quelque chose sous la banquette, là où il était assis : une valise métallique. En une fraction de secondes, il comprit. Il se leva d’un bond, si brutalement qu’il renversa le guéridon et sa vodka. Tout en se ruant vers le hall, il lança à la serveuse éberluée : “Bistro ! Davai !” Stupéfaite, elle ne bougea pas. Malko jaillit du bar, le pouls à 150, sachant qu’il avait la mort aux trousses.

SAS 141 L’otage de Jolo

La grenade venait d’exploser dans le couloir. Malko se releva d’un bond et fonça, descendant l’escalier quatre à quatre. Il regarda l’impasse déserte, devant lui. Cent mètres plus loin il serait dans Tomas Claudio Street. Sauvé. Il se lança en avant, mais ne parcourut pas plus de deux mètres. Quelque chose de lourd venait de tomber sur lui; un filet de pêcheurs, lesté de plomb.

SAS 139 Djihad

Tout se passe très vite. Un homme corpulent surgit du taxi, un riot-gun au poing. Posément, il ajusta la voiture.Malko saisit Héloise et l’aplatit sur la banquette une fraction de seconde avant que la décharge de chevrotine ne fasse exploser le pare-brise. A tâtons, Malko rampa sur la banquette et parvint à ouvrir la portière, côté port, se laissant tomber à l’extérieur. Il releva la tête pour se trouver nez à nez avec le gros Arabe paerçu devant la mosquée de Fatima qui braquait son riot-gun sur lui, à deux mètres de sa tête. Les deux canons par où allait jailir la mort lui parurent énormes.

SAS 138 L’amour fou du colonel Chang

Malko se retrouva à quatre pattes dans une eau tiède et nauséabonde. Choqué. Il n’avait rien vu venir et, de toute façon, à quatre contre un, n’aurait pu empêcher d’être jeté dans cette fosse de crocodiles. Son cerveau bascula automatiquement sur “survie”. Il se redressa, de l’eau jusqu’à la taille, terrifié. En face d elui se trouvait un monstre de cinq mètres d elong, qui battait déjà furieusement l’air de sa queue. Contre un crocodile affamé, il n’avait pas le quart d’une chance. Le saurien allait le déchiqueter vivant.