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Charleston

Charleston by Alexandra Ripley
Charleston, 1860. Ville d’extravagance où l’on s’enivre de plaisirs et de luxe. Ville bientôt déchirée par la guerre de Sécession, ses violences et ses larmes. Mais, sitôt la paix revenue, Charleston veut revivre. A fond. Rattraper le temps perdu.
 Au milieu de ces bouleversements, Elizabeth. Adorable, impertinente, elle provoque, séduit sans jamais s’attacher… mais ne sait résister au charme arrogant de Lucas. Fiançailles, mariage somptueux. Parcours idyllique que va vite interrompre un drame.
 Mais Elizabeth, déchirée, seule, sait qu’elle doit se battre…

Charade pour écroulés

Betty était assise à côté de moi sur la banquette. Elle regardait droit devant elle, sans dire un mot.
Elle ne voyait pas le brouillard, ni l’arrière du camion, que nous étions sur le point
de dépasser. Elle ne voyait rien. Elle était là, Comme la statue du désespoir. Comme quelqu’un qu’on est en train d’emmener à la mort.
Ou alors elle était la meilleure petite simulatrice qu’il m’ait jamais été donné de rencontrer.

Chaque automne j’ai envie de mourir

«Mais moi on dirait que j’ai pas signé de contrat, je me rappelle pas d’avoir signé ça là, un contrat de gentillesse sociale, pis je me dis que, qu’on se connaisse ou pas, on se parle des fois quand ça nous adonne, pis d’autres fois on se parle pas parce que ça nous tente pas cette fois-là, pis y pourrait comme pas avoir de problème, on pourrait arrêter de se poser des questions pis de se sentir coupable. Pis ça se peut aussi de juste sourire, on sous-estime je trouve les sourires, mais c’est simple, c’est rapide, c’est sobre mais en même temps très chaleureux, ça veut dire ce que ça a à dire.»
Chaque automne j’ai envie de mourir se dresse comme une petite statue bricolée, élevée au milieu de la ville à la mémoire de tout ce qui brille au fond des gens. C’est un hommage fragile à des beautés invisibles à l’oeil nu; le ridicule qui ne nous a pas tués, l’enfance perdue, les tremblements, l’attente, l’amour et le temps.
À travers ces trente-sept secrets qui nous sont confiés, Véronique Côté et Steve Gagnon nous offrent une langue brute et colorée ­derrière laquelle se cachent toute la force et la fragilité du monde.

Chantier

” Expropriation pour cause d’utilité publique ” : pour un brave type qui vit depuis vingt ans dans sa maison, qu’est-ce que ça veut dire ? Du second étage de la blanchisserie où il travaille, Bart Dawes suit l’évolution du chantier. La large cicatrice brune, couverte d’un cataplasme de boue, engloutit déjà le parc de Hebner Avenue où il amenait son fils quand il était petit… Des Huns ! Des barbares ! qui détruisent, arrachent, nivellent tout. Et pour quoi faire ? Extension de l’autoroute 794 ! Parce qu’un morveux de géomètre a décidé qu’elle passerait par là… Et les voisins s’en vont un à un. Bart, lui, veut se battre. Seul contre tous. David contre Goliath ! Mais comment ? Se barricader ? Faure sauter le chantier ? Et après…

Chambre froide

Mal mariée à David Muybridge qui la battait, Phoebe vit désormais sous le regard haineux des habitants de son village : ils la soupçonnent d’avoir assassiné son mari mystérieusement disparu il y a dix ans. Entourée par Diana et Anne, qui partagent sa solitude, elle devra démentir les ragots qui se déchaînent lorsque sont découverts, dans le parc qui entoure son manoir, les restes méconnaissables d’un cadavre. La police semble toute disposée à croire qu’il s’agit du mari introuvable, si disposée d’ailleurs à adhérer à cette thèse que les indices qui pourraient innocenter Phoebe sont systématiquement négligés.
Minette Walters excelle dans la description de la lourde atmosphère d’un village anglais prompt à frapper d’ostracisme ceux de ses membres qui feignent d’être indifférents à son jugement. Elle entraîne le lecteur dans une intrigue où les ressorts psychologiques implacables de la rancoeur sont décrits avec Le charme des jardins anglais tient au savant désordre qui y règne et à la fréquence des meurtres qui s’y commettent. Indifférentes aux ragots du village qui les accusent de sorcellerie et de moeurs bizarres, Diana, Anne et Phoebe, amies intimes en apparence, vivent à l’écart dans un manoir dont le parc abrite une antique chambre froide du XVIIe siècle où l’on découvre les restes congelés et méconnaissables d’un homme aux doigts et aux dents arrachés. Le cadavre serait-il celui de ce salaud de David Muybridge, le mari de Phoebe inexplicablement disparu dix ans plus tôt ? Deux flics aux méthodes opposées, les unes subtiles les autres discutables, tentent de percer l’énigme. Ils auront du mal à faire perdre leur flegme aux trois vipères de Streech Grange.

Chaleur du sang

Dans un hameau du centre de la France, au début des années 1930, un vieil homme, Silvio, se souvient, observant la comédie humaine des campagnes, le cours tranquille des vies paysannes brusquement secoué par la mort et les passions amoureuses. Devant lui, François et Hélène Érard racontent leur première et fugitive rencontre, le mariage d’Hélène avec un vieux et riche propriétaire, son veuvage, leurs retrouvailles. Lorsque leur fille Colette épouse Jean Dorin, la voie d’un bonheur tranquille semble tracée. Mais quelques mois plus tard, la noyade de Jean vient détruire la fausse quiétude de ce milieu provincial. L’un après l’autre, les lourds secrets qui unissent malgré eux les protagonistes de cette intrigue vont resurgir dans le récit de Silvio, jusqu’à une ultime et troublante révélation… Ce drame familial, entrepris dès 1937, conduit comme une enquête policière, raconte la tempête des pulsions dans le vase clos d’une société trop lisse. Ce roman d’Irène Némirovsky refait surface près de soixante-dix ans après sa composition.

Chair et sang

Lauren Teague est au bord de la délinquance lorsque sa mère l’amène chez le célèbre psychologue Alex Delaware. Malgré tous les efforts de celui-ci, la jeune fille refuse de se faire soigner et c’est l’échec. Mortifié, Alex Delaware le sera encore plus en retrouvant quelques années plus tard son ex-patiente, devenue une splendide jeune femme, lors d’une soirée arrosée où elle se donne en un bien étrange spectacle. Peu de temps après, Lauren Teague est retrouvée morte dans une benne à ordure. Malgré les conseils de son ami inspecteur de police, Milo Sturgis, chargé de l’enquête, Alex Delaware décide d’épauler ce dernier. Et découvre un univers étrange aux frontières de la psychologie expérimentale et de l’industrie du sexe.

Chacun sa vérité

Chacun sa vérité est une pièce tirée de la nouvelle Mme Frola et M. Ponza son gendre. Un nouveau conseiller de la Préfecture, M. Ponza s’est installé en ville avec sa femme. Mais il manque à tous ses devoirs en ne rendant pas visite à Agazzi, secrétaire général, et à sa femme Amélie. A partir de là, les rumeurs vont bon train : il séquestrerait son épouse dans un appartement sombre. Sa belle-mère habite sur le palier des Agazzi. Le fait que Ponza passe énormément de temps avec celle-ci commence à en chagriner certains. Madame Cini et la famille Sirelli enveniment les choses. Lorsque le frère d’Amélie, Lambert Laudisi, l’apprend, il essaie de leur faire comprendre que la vérité n’est pas toujours celle que l’on croit. Mais quel secret cache donc ce Ponza ?

Ceux-qui-brillent

La main de Xanetia l’effleura ; il poussa un cri d’horreur, un hurlement atroce qui mourut dans un râle. Il regarda bouche bée, les yeux exorbités, la forme aveuglante qui venait de le toucher, mais ce fut bref.
Après cela, son expression fut impossible à distinguer. Sa chair se liquéfia, coula comme une bougie. Ses joues et ses lèvres dégoulinèrent sur son menton, sa mâchoire tomba. Il voulut crier encore, mais la putréfaction avait atteint sa gorge, et sa bouche dépourvue de lèvres n’émit qu’un gargouillis. La chair glissa le long de son bras, dénudant les os, et sa main de squelette laissa échapper sa dague.
Ses jambes le lâchèrent ; le résidu visqueux de ce qui avait été sa peau, ses nerfs et ses tendons ruissela sur ses vêtements.
Le cadavre pourrissant s’affaissa sur le sol tapissé de feuilles mortes où il continua de se désagréger. Inexorablement, la malédiction de Xanetia poursuivait son œuvre.
**

Ceux qui vont mourir te saluent

L’éditeur d’art parisien Henri Valhubert est contacté par un collectionneur pour expertiser un dessin de Michel-Ange jusqu’alors inconnu. Il reconnaît la patte du maître italien et estime qu’il s’agit d’une gravure volée. À l’odeur du papier, il pense qu’elle pourrait provenir d’un fonds d’archives inexploré de la Bibliothèque vaticane. Pour faire la lumière sur cette affaire, l’éditeur décide de se rendre à Rome où son fils Claude poursuit en dilettante ses études en compagnie de deux amis, Thibault dit Tibère et David dit Néron, tous deux amoureux de Laura, la belle-mère de Claude. Chaque mois, celle-ci se rend à Rome, et tout le monde se retrouve chez Gabriella, une jeune femme qui a été élevée par l’évêque Lorenzo Vitelli, correspondant des trois étudiants. À peine arrivé, Henri Valhubert se met en quête de son rejeton au cœur d’une grande fête devant le palais Farnèse. Mais bientôt, Tibère le retrouve mort, empoisonné par un cocktail contenant de la ciguë.
D’une tonalité classique, ce troisième roman de Fred Vargas contient déjà l’essentiel de ce qui a fait la réputation de la romancière : une intrigue bien construite, une écriture élégante, des personnages attachants et décalés (dont un trio qu’on retrouve sous d’autres formes dans les livres suivants) et une description de Rome et du Vatican qui sonne juste. *–Claude Mesplède*

Ceux de Barcelone

**Le livre**
“Il y a déjà plusieurs semaines que je suis à Barcelone. La ville m’est familière ; les miliciens dans leurs vêtements romantiques ne me font plus impression. Lorsque je vois une femme coiffée d’un chapeau, je suis étonné. Je trouve tout naturel d’être assis à la même table que des gens armés de fusils ou de revolvers comme dans un roman de pirates. Mais la Révolution donne toujours des impressions nouvelles. La vie est ici mille fois plus intense et cette suite rapide d’événements produit l’effet de piqûres de caféine. Comment pourrai-je vivre désormais dans des pays tranquilles, dans des temps tranquilles ?”
**L’auteur**
Auteur d’un pamphlet contre Céline paru en 1938 et d’une biographie de Bakounine, Kaminsky se trouvait à Barcelone, aux côtés des anarchistes, pendant les mois décisifs pour la révolution espagnole. Son témoignage à chaud sur ces événements est à bien des égards plus précieux que maintes études historiques : “Je ne crois pas que pour décrire les révolutions on doive attendre leur fin. Car une révolution se maintient et alors elle ne se termine jamais, ou bien elle ne trouve sa fin que par la victoire de la contre-révolution.”

Ceux d’en bas

Pas facile de transformer le théâtre d’un génocide en parc de loisirs ! C’est pourtant le défi que va devoir relever Mickie Katz pour l’Agence 13 dans un village perdu du Montana, au milieu d’une nature sauvage hantée par l’esprit-totem d’un grizzly en colère et les fantômes d’Indiens assassinés en des temps anciens. Folklore et légendes fantaisistes cachent néanmoins des secrets bien réels et Mickie va peu à peu découvrir une population tenaillée par une culpabilité que rien n’apaise, et prête à tout pour expier ses fautes. Qui est cet archer invisible qui, caché dans la forêt, prend pour cible les villageois avec la complicité des autorités locales ? Craignant de figurer bientôt au tableau de chasse du tireur fou, Mickie va plonger au cœur du mystère, jusqu’au fond de ce lac de montagne où, jadis, tout a commencé…