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SAS 185 – Féroce Guinée

Le cri de Yahia fit se retourner Malko. “Patron!” Il pivota sur lui-même, découvrant une étrange silhouette. Un Noir qui avançait vers lui d’une démarche chaloupée, coiffé d’un feutre sombre, le regard dissimulé derrière des lunettes de soleil en dépit de l’obscurité, le torse nu sous une longue redingote marron. Tout en marchant, il parlait tout seul et semblait très agité. Malko s’immobilisa, le dos à la porte de l’hôtel, de l’adrénaline plein les artères. Soudain, le Noir plongea la main sous sa redingote, en sortit un énorme couteau de cuisine et fonça en direction de Malko avec un hurlement sauvage.

SAS 184 – Renegade T2

Juste avant le village de Beit Oumma, Malko dut ralentir. Un bus bondé, en plaques vertes, était arrêté dans un virage en train de décharger des passagers. Soudain, il entendit une grêle de coups secs sur la carosserie. Le pare-brise de la Nissan s’étoila, et la direction devint très dure. A côté de lui, Yossi Blim poussa un cri de souris et s’effondra en avant, le visage en sang. La Nissan zigzaguait sur la route. Malko, incapable de la contrôler, vint s’encastrer dans l’arrière du bus. Les coups de feu reprirent, faisant exploser la glace arrière et celle des porte arrière. Il était sous le feu d’une arme automatique.

SAS 183 – Renegade T1

Malko aperçut sa Honda blanche garée le long du Holiday Inn. Il allait prendre sa clef lorsque son regard glissa jusqu’au véhicule garé devant sa voiture. Son sang se figea en une fraction de seconde. C’était la Cherokee blanche, celle qui contenait les 500 kilos de TNT. Il n’osait même plus bouger, comme si le moindre déplacement d’air allait déclencher l’explosion. Puis, son cerveau se remit en route. Tout près, peut-être sur le trottoir d’en face, quelqu’un attendait qu’il soit arrivé pour appuyer sur le bouton.

SAS 182 – La filière suisse

Après quelques déboires sur une île de la Takachiko Company, Fuoh, Chihaya, Aoi et Yuki sont fin prêts pour le festival culturel. Un festival où le club de catch va ni plus ni moins que jouer Roméo et Juliette! A ceci près que, comme Fuoh incarnera le beau Roméo, Takami est bien décidée à jouer les Juliette. Et ce, quels que soient les moyens.

SAS 181 – La Liste Hariri

La Cherokee blindée fut balayée comme un fétu de paille et projetée contre une pile de containers. Malko, sonné, aperçut à travers le pare-brise gondolé un mur de flammes. Instinctivement, il tenta d’ouvrir la portière pour s’échapper du véhicule qui commençait à brûler. Impossible, même en donnant de furieux coups d’épaule. Des flammes commençaient à lécher le capot. Il allait mourir asphyxié ou brûlé vif.

SAS 180 – Le piège de Bangkok

Mai tourna la clef dans la serrure du coffre de la Toyota. Elle n’eut pas le temps de le soulever. II se rabattit violemment, sous la pression d’un énorme serpent noir qui se dressa sur près d’un mètre. Un cobra royal. La tête du reptile se tourna vers Malko et se projeta vers lui à la vitesse de l’éclair.

SAS 179 – La Bataille des S-300 T2

Davai, Dmitri, lança Oleg Kazenine. Dmitri leva le marteau et l’abattit de toutes ses forces sur le pied nu d’Anatoly Arkadin, lui brisant tous les os des trois derniers doigts de pied. Le hurlement du jeune homme n’avait pas cessé lorsque le marteau s’abattit une seconde fois, cette fois sur le pied droit. Oleg Kazenine s’approcha, son portable à la main. Tu vas appeler ce Malko Linge, l’enculé qui a voulu me baiser. Ou on te brise tous les os. Lui dire que tu l’attends. Une voix neutre sortit du portable et annonça: Hôtel Ritz Carlton. A qui voulez-vous parler? Gospodine Malko Linge. Chambre 628, bredouilla Anatoly Arkadin. Il était prêt à tout pour sauver sa vie et arrêter son supplice.      

SAS 178 – La Bataille des S-300 T1

Cyntia se retourna machinalement, pour vérifier que les deux “baby-sitters” de Malko suivaient bien. Son coeur faillit exploser. Les deux Américains gisaient sur le trottoir, face contre terre et un homme, le visage caché sous une cagoule, courait vers eux ! Un cri affolé jaillit de sa poitrine. – Malko! Celui-ci se retourna d’abord vers elle et ne vit qu’ensuite l’homme qui avançait sur lui, un pistolet à bout de bras, prolongé par un gros silencieux. Après avoir liquidé ses deux gardes du corps, c’est lui.      

SAS 177 – Pirates

Malko sentit qu’on lui arrachait son pistolet; la pointe du poignard appuyait toujours sur sa gorge. Le chef sortit un stylo à bille et une feuille de papier de sa poche, puis lança à Malko: Vous écrivez: “les billets étaient faux. Nous voulons trois millions de dollars d’ici trois jours. Sinon, l’otage sera exécuté.” L’otage c’était lui.      

SAS 175 – Tuez le dalaï-lama

La culasse du Glock de Malko claqua avec un bruit sec et demeura ouverte. Le chargeur était vide. Malko sentit le sang se retirer de son visage. Le tueur fou qui fonçait sur lui était assez près pour qu’il puisse distinguer sa lèvre supérieure retroussée sur un rictus dément. Celui-ci leva son long poignard, s’apprêtant à décapiter Malko comme les deux Tibétains.

SAS 174 – Al-Qaïda attaque T2

Ramzi Amal Karim savourait chaque seconde des efforts de la jeune femme agenouillée en face de lui, sur la moquette marron élimée et couverte de taches de ce modeste studio de la 47e Rue, entre la Première et la Seconde Avenue. «Divine», prostituée noire, qui méritait bien son nom de guerre, lui administrait une fellation qui resterait longtemps dans sa mémoire. Elle n’avait même pas ôté son long manteau de cuir noir. Il la couvrait jusqu’aux chevilles, mais les pans écartés laissaient voir la lourde poitrine enserrée par un pull fluorescent fuchsia et la microjupe remontée très haut.

SAS 172 – Retour à Shangri-La

Trois soldats laotiens venaient de sauter d’une jeep russe et marchaient sur lui. L’un d’eux le mit en joue avec sa Kalachnikov. Prêt à tirer. La rage au cœur, Malko s’arrêta. Aussitôt les soldats se ruèrent sur lui, l’immobilisèrent, lui attachèrent les poignets dans le dos avec une fine cordelette, avant de lui passer une cagoule noire sur la tête. On le poussa dans la jeep et on l’allongea sur le plancher. Le véhicule démarra. Il essaya de ne pas penser à l’avenir: la déportation au goulag laotien où la durée de vie était de six mois, ou une balle dans la nuque.

SAS 167 – Polonium 210

Malko sentit son sang se figer dans ses veines. Il ne voyait plus que l’énorme fleur accrochée au revers du tailleur de la blonde. Elle se trouvait encore à trois mètres de lui. Si elle arrivait à un mètre et déclenchait son spray, il aspirerait le Polonium 210 et mourrait dans des souffrances atroces, quelques semaines plus tard. Il se leva brusquement, arrachant le Glock de sa ceinture et le braqua sur Valentina Starichnaya, et lança en russe: – Valentina! Nié Dvigatrés! Malko calcula qu’il avait encore vingt centimètres de marge. La Russe marqua un court temps d’arrêt, comme si elle obéissait à Malko, puis recommença à avancer.

SAS 160 – Aurore noire

Des coups retentirent soudain sur la tôle de la cabine et Malko entendit des vociférations venant du plateau. Omar se retourna et lança d’une voix affolée ‘Ils nous poursuivent’. Malko à son tour, regarda la piste derrière eux. Les deux “Technicals” fonçaient à leur poursuite, les canons de leurs ‘Douchkas’ braqués dans leur direction. Au même moment, des chocs sourds ébranlèrent la cabine et une partie du toit de tôle se déchiqueta sous l’impact des projectiles des mitraillettes lourdes. Aisha Mokhtar poussa un hurlement terrifié et le chauffeur écrasa l’accélérateur sans grand résultat. Les autres se rapprochaient et il restait encore une vingtaine de kilomètres avant Mogadiscio. Ils n’y arriveraient jamais Malko rentra la tête dans les épaules. La prochaine rafale risquait d’être la bonne.

SAS 158 – Tuez Iouchtchenko

Son pistolet équipé du silencieux au bout du bras, Stephan Oswacim, dissimulé derrière sa porte, faillit se faire surprendre, n’apercevant que de dos Malko Linge qui regagnait sa chambre. Il attendit quelques secondes et, poussant avec précaution un des battants de la porte, déboucha dans le couloir. Il aperçut alors l’occupant de la chambre 408, qui allait tourner ou coin du couloir. Stephan Oswacim se lança à sa poursuite à pas de loup, puis arrivé assez près s’arrêta, allongea le bras et bloqua sa respiration. Deux balles dans le dos de l’agent de la CIA, puis deux dans la tête et il pourrait enfin filer, l’âme en paix.