10001–10016 di 72034 risultati

Le Peintre d’enseignes

Raman, peintre d’enseignés dans la bourgade de Malgudi, mène une existence paisible et dépourvue d’ambition au côté de sa vieille tante, confite en dévotion. Il est résigné au célibat lorsqu’il rencontre Daisy, une jeune femme dynamique et indépendante qui travaille au Centre de Planning familial. Entraîné dans le sillage de cette militante fanatique, Raman la suit en tournée dans les villages et peint sur les murs des slogans en faveur du contrôle des naissances. Il est bientôt subjugué par la beauté de Daisy et par sa force de caractère, et son admiration se mue en un sentiment inconnu, dérangeant. C’est avec finesse et ironie que Narayan raconte cet amour impossible entre deux solitaires. Une histoire symptomatique d’un monde en pleine mutation, d’une société profondément traditionaliste qui s’ouvre progressivement à la modernité et aux valeurs occidentales. Narayan observe ses personnages avec un détachement amusé dépourvu de toute froideur, attentif comme toujours à la complexité des êtres, à leurs contradictions, où s’alimente son sens inimitable du tragi-comique.

Le pays disparu

Que reste-t-il d’un pays disparu depuis plus de vingt-cinq ans et dont l’effacement est toujours un enjeu social et politique ? Sur les tables des videgreniers, par terre dans les hangars ou dans les entreprises délaissées, la République Démocratique Allemande (RDA, 1949-1990) est aujourd’hui un pays à la brocante, un pays à l’horizontal.
Ce livre invite à un voyage sur les traces de ce pays disparu. Dans les usines ou les écoles à l’abandon, il arrive que l’on récupère des dossiers individuels, des empreintes des vies de l’époque. Les traces ce sont aussi les milliards d’objets du temps du socialisme qui ont connu de nouveaux destins depuis la chute du Mur. L’enquête suivra ceux qui célèbrent, aujourd’hui, le souvenir de la RDA, et ceux qui veulent la faire revivre un peu.
À travers tous ces chemins, à travers la pratique de l’exploration urbaine (Urbex), l’historien raconte les expériences sensorielles et personnelles de ces troublantes rencontres avec un monde disparu, toujours porté par ceux qui l’ont vécu, proposant ainsi une ample réflexion sur les traces et la mémoire.

Paul 1er, le tsar mal-aimé

###
Le fils de Catherine la Grande, né en 1754, est un enfant fragile. Enlevé à sa mère dès son plus jeune âge, il est élevé dans les appartements impériaux par une cohorte de nourrices sous l’oeil autoritaire de sa grand mère, la tsarine Elizabeth. Privé de la tendresse maternelle, Paul est un garçon sensible et craintif, d’humeur changeante. Témoin des luttes politiques entre son père Pierre III, et sa mère la Grande Duchesse, l’enfant en devient bientôt l’enjeu. Lorsque Catherine monte sur le trône de toutes les Russies, elle possède une emprise totale sur son fils. Elle choisie sa première, puis sa seconde épouse, l’envoie en Europe afin de l’éloigner de la Cour et lui offre un territoire miniature, empire sur lequel Paul peut donner libre cours à sa passion pour l’art militaire, sans gêner les affaires de l’Etat…
Epris d’ordre et de tradition, Paul est un naïf étouffé par la personnalité despotique de sa mère. Quand elle meurt, il peut enfin, à 44 ans, s’emparer du pouvoir. Souverain lunatique ne se fiant qu’à son instinct, Paul Ier s’engage tour à tour dans des réformes éclairées ou des exactions gratuites. Il craint le jacobinisme et se frotte à Bonaparte, puis aux Anglais. Mais ses caprices entraînent la Russie dans l’incohérence et la terreur.
Après seulement cinq ans de règne, l’empereur mal aimé est trahi par ses proches. Refusant d’abdiquer en faveur de son fils Alexandre, il est sauvagement assassiné. **
### Sinossi
Le fils de Catherine la Grande, né en 1754, est un enfant fragile. Enlevé à sa mère dès son plus jeune âge, il est élevé dans les appartements impériaux par une cohorte de nourrices sous l’oeil autoritaire de sa grand mère, la tsarine Elizabeth. Privé de la tendresse maternelle, Paul est un garçon sensible et craintif, d’humeur changeante. Témoin des luttes politiques entre son père Pierre III, et sa mère la Grande Duchesse, l’enfant en devient bientôt l’enjeu. Lorsque Catherine monte sur le trône de toutes les Russies, elle possède une emprise totale sur son fils. Elle choisie sa première, puis sa seconde épouse, l’envoie en Europe afin de l’éloigner de la Cour et lui offre un territoire miniature, empire sur lequel Paul peut donner libre cours à sa passion pour l’art militaire, sans gêner les affaires de l’Etat…
Epris d’ordre et de tradition, Paul est un naïf étouffé par la personnalité despotique de sa mère. Quand elle meurt, il peut enfin, à 44 ans, s’emparer du pouvoir. Souverain lunatique ne se fiant qu’à son instinct, Paul Ier s’engage tour à tour dans des réformes éclairées ou des exactions gratuites. Il craint le jacobinisme et se frotte à Bonaparte, puis aux Anglais. Mais ses caprices entraînent la Russie dans l’incohérence et la terreur.
Après seulement cinq ans de règne, l’empereur mal aimé est trahi par ses proches. Refusant d’abdiquer en faveur de son fils Alexandre, il est sauvagement assassiné.

Patria

**Véritable phénomène de société en Espagne (plus de 600.000 ex. vendus), Patria y a été qualifié de “Guerre et Paix du Pays basque” par une partie de la presse. Tandis qu’il a excédé les séparatistes radicaux. À travers l’histoire de deux familles très unies séparées par le “conflit”, Fernando Aramburu explore sur près de quarante ans – des années de plomb du post franquisme jusqu’en 2011, quand l’ETA dépose les armes –, la douleur d’une population prise en otage par l’Histoire qui transforme potentiellement chacun en traître. Constitué d’une centaine de courts chapitres qui ressemblent à des contes, le roman possède une chronologie plus émotive que temporelle mais le “chaos” est magistralement ordonné pour que la fiction littéraire puisse aider à comprendre la vérité d’une époque.**

Le passé ne meurt jamais

###
Belle, ambitieuse, troublante : Annabelle William, riche héritière d’une compagnie d’importation de thé, inspirait des sensations fortes. La passion certainement, mais aussi la haine et la jalousie. En tout cas, son indéniable charme lui aura coûté la vie. Lorsque Duncan Kincaid, le superintendant de Scotland Yard et sa fidèle assistante Gemma James découvrent son corps glacé dans un parc de l’East End de Londres, ils ne soupçonnent pas que l’enquête sur ce cadavre exquis va les mener si loin. La charmante lady entretenait en effet le mystère, surtout auprès de ceux qu’elle aimait : son fiancé upper-class ; un musicien de rue qui l’a vue pour la dernière fois ; la sœur de son ex-mari qui cherche à se venger ; et même son propre père : la liste des suspects est donc longue. Cette sombre affaire puise ses racines dans un lointain passé et les ressentiments que Duncan et Gemma croyaient enterrés depuis longtemps n’ont rien perdu de leur pouvoir. À commencer par celui de tuer.

Le Paradis – un peu plus loin

¿Dónde se encuentra el Paraíso? ¿En la construcción de una sociedad
igualitaria o en la vuelta al mundo primitivo?
Dos vidas: la de Flora Tristán, que pone todos sus esfuerzos en la lucha por
los derechos de la mujer y de los obreros, y la de Paul Gauguin, el hombre
que descubre su pasión por la pintura y abandona su existencia burguesa para
viajar a Tahití en busca de un mundo no contaminado por las convenciones.
Dos concepciones del sexo: la de Flora, que sólo ve en él un instrumento de
dominio masculino, y la de Gauguin, que lo considera una fuerza vital
imprescindible puesta al servicio de su creatividad.
¿Qué tienen en común esas dos vidas desligadas y opuestas, aparte del
vínculo familiar por ser Flora la abuela materna de Gauguin? Esto es lo que
Vargas Llosa pone de relieve en esta novela: el mundo de utopías que fue el
siglo XIX. Un nexo de unión entre dos personajes que optan por dos modelos
vitales opuestos que desvelan un deseo común: el de alcanzar un Paraíso
donde sea posible la felicidad para los seres humanos.
In 1844, Flora Tristán embarked on a tour of France to campaign for workers’ and women’s rights. In 1891, her grandson Paul Gauguin set sail for Tahiti, determined to escape civilization and paint primitive masterpieces. Flora died before her grandson was born, but their travels and obsessions unfold side by side in this deft, utterly absorbing novel.
Flora, the illegitimate child of a wealthy Peruvian father and French mother, grows up in poverty, and after fleeing a brutal husband, journeys to Peru to demand her inheritance. On her return, she makes her name as a popular writer and a champion of the downtrodden, setting herself the arduous task of touring the French countryside to recruit members for her Workers’ Union. Paul, struggling painter and stubborn visionary, abandons his wife and five children for life in the South Seas, where his dreams of paradise are poisoned by syphilis, the stifling forces of French colonialism, and a chronic lack of funds, though he has his pick of teenage Tahitian lovers and paints some of his greatest works.

La papeterie Tsubaki

Hatoko a vingt-cinq ans et la voici de retour à Kamakura, dans la petite papeterie que lui a léguée sa grand-mère. Le moment est venu pour elle de faire ses premiers pas comme écrivain public, car cette grand-mère, une femme exigeante et sévère, lui a enseigné l’art difficile d’écrire pour les autres.Le choix des mots, mais aussi la calligraphie, le papier, l’encre, l’enveloppe, le timbre, tout est important dans une lettre. Hatoko répond aux souhaits même les plus surprenants de ceux qui viennent la voir : elle calligraphie des cartes de vœux, rédige un mot de condoléances pour le décès d’un singe, des lettres d’adieu aussi bien que d’amour. A toutes les exigences elle se plie avec bonheur, pour résoudre un conflit, apaiser un chagrin.Et c’est ainsi que, grâce à son talent, la papeterie Tsubaki devient bientôt un lieu de partage avec les autres et le théâtre des réconciliations inattendues. Née en 1973, Ogawa Ito a écrit des livres pour enfants, des chansons pour le groupe de musique Fairlife, des textes pour des magazines de cuisine et de voyage, et des romans tous devenus immédiatement des bestsellers au Japon et en passe de le devenir en France. A découvrir également aux Editions Philippe Picquier Le Restaurant de L’Amour Retrouvé, Le Ruban et Le Jardin Arc-en-Ciel.

Les Origines Et La Jeunesse De Lamartine 1790-1812

Sainte-Beuve a écrit: «Lamartine est de tous les poètes célèbres celui qui se prête le moins à une biographie exacte, à une chronologie minutieuse, aux petits faits et aux anecdotes choisies. Son existence, large, simple, négligemment tracée, s’idéalise à distance et se compose en massifs lointains à la façon des vastes paysages qu’il nous a prodigués… Il est permis, en parlant d’un tel homme, de s’attacher à l’esprit du temps plutôt qu’aux détails vulgaires qui chez d’autres pourraient être caractéristiques… Qu’importent donc quelques détails de sa vie?» Il paraît difficile d’admettre aujourd’hui sans discussion qu’un critique aussi pénétrant ait commis une telle erreur; sans doute avait-il ses raisons de parler ainsi, et peut-être ne faut-il voir dans cette opinion exagérée que l’excuse honorable pour les romantiques d’un éloignement dont ils furent tous secrètement blessés; écartés de l’existence du poète, ils déclaraient que le détail en était sans importance, et n’ajoutait rien à la compréhension de son œuvre. Malheureusement, il semble que les biographes de Lamartine aient pris jusqu’ici le jugement de Sainte-Beuve pour base de leurs travaux, dont la plupart ne sont que des fragments plus ou moins commentés de ses innombrables souvenirs de jeunesse, source dangereuse et dont il importe de se méfier, surtout pour la période antérieure à 1820. Écrits à une époque où pour oublier le présent il se retrempa dans son passé, ils composent plus exactement l’image de celui qu’il se crut ou aurait voulu être plutôt que celui qu’il fut réellement. Aussi, doivent-ils être utilisés avec une extrême précaution. Depuis quelques années déjà, la méthode historique a été introduite dans le domaine littéraire et, si elle a ses inconvénients, elle a surtout d’excellents côtés. Les études lamartiniennes en ont profité; divers travaux ont été publiés qui soumettent les récits du poète à un contrôle sévère en même temps qu’ils mettent en lumière des faits nouveaux. La légende de Lamartine adolescent tend à disparaître pour faire place à une réalité autrement vivante et l’on commence à comprendre que son œuvre nécessite une biographie minutieuse et presque quotidienne

Olympos

*Ilium* chantait les exploits de la guerre de Troie, surveillée par le scholiaste Thomas Hockenberry pour le compte des posthumains divinisés qui habitent sur Mars le mont Olympos.
Depuis, les choses se sont corsées. Échappant au scénario d’Homère, Grecs et Troyens, Achille et Hector, se sont alliés pour vaincre les dieux et assiéger leur forteresse martienne. Ils profitent de la porte ouverte dans l’espace par les Moravecs, qui leur apportent un sérieux appui.
Mais la porte commence à se refermer…
Sur Terre, les Voynix, qui ont longtemps été les serviteurs des Derniers Hommes, ont soudain entrepris de les massacrer. Les Derniers Hommes, élevés dans la soie, vont devoir apprendre à se battre.
Ophu d’Io et Mahnmut sont envoyés sur Terre pour prévenir un cataclysme qui menace la planète depuis des millénaires, sous la forme d’un sous-marin doté de missiles à trous noirs.
Harman retrouvera-t-il Ada après un périple qui lui fera traverser la moitié de la Terre sous la conduite d’un Prospero qui n’est peut-être que le fantôme d’une Intelligence Artificielle ?
**Mêlant avec génie sa vaste culture littéraire à des actions débridées, Dan Simmons fournit toutes les réponses aux énigmes dont il avait peuplé *Ilium*. Et en suscite quelques autres…
Après *Hypérion* et *Endymion* , le nouvel exploit de Dan Simmons, Ilium, a été l’un des plus grands succès de la collection ” Ailleurs et demain “.**

L’Oiseau Des Ténèbres

Tout ce qu’Hollywood compte de stars vibre au procès David Storey, un producteur que l’inspecteur Harry Bosch s’est juré de confondre à la barre. C’est alors que Terry le héros de Créance de sang, reçoit la visite de l’inspectrice Jaye Winston qui, malgré tous ses efforts, n’arrive toujours pas à élucider l’assassinat d’un petit malfrat, Edward Gunn. McCaleb jette un coup d’œil au dossier et reste pétrifié par ce qu’il découvre : les mains dans le dos et la tête dans un seau, Gunn s’est étranglé lui-même en resserrant le nœud coulant relié à ses pieds. Plus étrange encore, sur son bâillon le tueur a écrit ” Cave Cave Dus videt “, soit ” Prends garde, prends garde, Dieu voit “, en latin d’église. Où le meurtrier voulait-il emmener la police avec ces mots, tel est le problème que doit résoudre McCaleb s’il ne veut pas céder à l’évidence : l’assassin de Gunn serait un flic passé de l’autre côté – celui des ténèbres.

Les Nuits d’Ava

Rome, août 1958. En marge du tournage d’une espagnolade oubliable, Ava Gardner invente la  *dolce vita* avant que Federico Fellini n’en fasse un des premiers grands films de la modernité. Par une nuit très arrosée, elle entraîne son chef opérateur, Peppino Rotunno, dans une séance photos inspirée des grands nus de l’histoire de l’art. A peu près un siècle plus tôt, Courbet, lui, invente autre chose… Sur la fabrique des images et des souvenirs, de la mémoire et des icônes, des symboles et des secrets, leurs promesses et leurs trahisons, Thierry Froger orchestre un roman-tourbillon, enquête et rêverie, entreprise de dilapidation d’un héritage au sens propre comme figuré. Un geste romanesque enchanteur, d’une élégance et d’une richesse rares.

Une nouvelle Terre

Notre civilisation est si matérialiste qu’elle détruit paradoxalement les bases matérielles de notre vie commune, ceci dans une indifférence quasi générale. Pourquoi en sommes-nous arrivés là ? Comment rendre compte de notre capacité de destruction sans égale ?On tente de répondre à partir de l’époque qui nous échoit : celle de l’Anthropocène (qui marque les dommages irréversibles introduits dans l’environnement), celle aussi de l’envolée du numérique et d’un délitement parallèle et conjoint de nos démocraties. Ce parcours permet de dégager les racines spirituelles de la violence que nous nous infligeons à nous-mêmes comme à notre environnement.Or la spiritualité est une donnée fondamentale de toute société, où se rejoignent un dépassement de soi et un certain rapport à la nature. Affirmer ceci, c’est découvrir que la pensée émane du monde, plus que d’un sujet isolé : l’esprit se voit libéré de sa frénésie transformatrice et s’ouvre à une forme de contemplation. Apparaît alors la promesse d’une autre civilisation, d’une nouvelle Terre.
* **Dominique Bourg** est philosophe. Président du conseil scientifique de l’ex-Fondation Hulot, il enseigne à la Faculté des géosciences et de l’environnement de l’Université de Lausanne. Il a, entre autres, publié : *Transcendance et discours* (1985) ; *L’Homme artifice* (1996) ; *Vers une démocratie écologique* (avec K. Whiteside, 2010) et le *Dictionnaire de la pensée écologique* (avec A. Papaux, 2015).*